Grand Est : une offensive de communication qui s'accélère
Le Grand Est monte au front, et la manœuvre ne trompe personne à qui prend le temps de regarder le calendrier.
Depuis l'adoption du texte à l'Assemblée nationale, Franck Leroy multiplie les prises de parole.
Une conférence de presse de plus d'une heure fin mars, qualifiée par les observateurs de véritable opération de déminage, où le président du Grand Est a martelé que la proposition de loi relevait du bricolage institutionnel.
Un communiqué le 8 avril, jour même du vote, dans lequel il évoque des Alsaciens pris en otage pour des intérêts politiciens depuis dix ans. Une tribune collective le 5 avril dans La Tribune Dimanche, signée avec neuf autres présidents de région, qui dénonce une faute institutionnelle, politique et historique. Puis un nouvel édito le 13 avril pour prévenir que rien n'est fait avant le Sénat.
Quatre sorties en trois semaines sur un dossier que Franck Leroy jugeait lui-même, quelques semaines plus tôt, être un non-sujet. Rajoutons celles dans les vignes avec la LR, Anne Sander et auprès des maires.
