Sus au Grand-Est !

Par Maxence et Max• 30 janvier 2026
Sus au Grand-Est !

Le mille-feuille de la Grande Région se rebiffe ! Ingurgitant goulument l'Alsace, il recrache du toc et quelques subventions aux maires affidés.

Dix ans après sa création, le Grand Est peine toujours à convaincre

Créée dans la douleur et pour les beaux yeux de François Hollande, ce 1ᵉʳ janvier 2016 dans le cadre de la réforme territoriale. On a regroupé dans la région du Grand-Est l’Alsace, la Lorraine de même que, pour nous aider à changer du crémant… la Champagne-Ardenne. Les anciennes régions sont rassemblées à coup de batte comme des pièces de puzzles venant de différentes boites.

Dix ans après, c'est toujours la Bérézina.

Force est de constater que cette nouvelle entité administrative inadaptée ne s’est jamais véritablement imposée dans le paysage régional ni dans l’adhésion de la population, en particulier en Alsace..

Dès l’origine, la création du Grand Est a suscité une opposition importante jamais écoutée. La réforme a été décidée sans consultation directe des citoyens, alimentant un sentiment de dépossession démocratique. Pour de nombreux habitants, cette fusion est apparue comme une décision technocratique, déconnectée des réalités historiques, culturelles et territoriales des régions concernées. Il s'agit d'un hold-up culturel, des infrastructures, de l'institution et forcément du ratissage financier de l'Alsace.

Les objectifs avancés à l’époque — économies d’échelle, efficacité administrative accrue, meilleure visibilité nationale et européenne — restent aujourd’hui largement contestés, pour ne pas dire controversés. Dans les faits, la région Grand Est est devenue l’une des plus vastes de France, avec une gouvernance éclatée entre plusieurs pôles décisionnels en opposition. Cette organisation complexe a parfois renforcé le sentiment d’éloignement des citoyens vis-à-vis des centres de décision et compliqué la lisibilité de l’action publique.

En Alsace, le rejet demeure particulièrement marqué.

Les enquêtes d’opinion montrent de manière constante qu’une large majorité des Alsaciens souhaitent le retour à une région Alsace de plein exercice. Ce rejet ne relève pas uniquement de l’attachement identitaire, mais s’appuie sur une expérience concrète de dix années de fonctionnement régional jugé peu adapté aux spécificités locales, notamment dans un territoire frontalier fortement intégré aux dynamiques européennes. Le Grand-Est nous éloigne du pays rhénan, de l'Europe pour se recroqueviller à l'ouest vers Paris.

Toujours critiqué.

Le nom même de « Grand-Est » est régulièrement critiqué pour son caractère impersonnel et administratif, symbole d’une région perçue comme artificielle et sans récit commun. Là où l’Alsace disposait d’une identité régionale forte et d’une cohérence reconnue, beaucoup estiment qu’elle s’est retrouvée diluée dans un ensemble trop vaste et hétérogène.

Dix ans après sa mise en place, le débat autour du Grand Est reste donc pleinement ouvert. N'en déplaise aux élus « méritants » profitant de quelques largesses financières et à ceux travaillant pour le système.


Défaire pour refaire en mieux !

Pour ses opposants, l’enjeu n’est plus idéologique mais pragmatique : il s’agit de tirer les enseignements d’une réforme qui n’a pas su créer l’adhésion populaire et de reposer la question d’une organisation territoriale plus proche des citoyens et respectueuse des réalités locales. On désire, comme le François Hollande de l'époque, une simplification sans la perte de notre identité, et forcément, on a obtenu son inverse.

Maxence et Max




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