Pedro Sánchez : Ceuta, la diversion introuvable (1/11)

Par Maxime Gruber• 30 septembre 2026
Pedro Sánchez : Ceuta, la diversion introuvable (1/11)

Pedro Sánchez : Ceuta, la diversion introuvable (1/11)

Habitué à faire oublier ses ennuis d’un coup d’éclat, le chef du gouvernement espagnol affronte à Ceuta une crise que rien ne parvient à recouvrir

Un savoir-faire que ses détracteurs lui prêtent depuis longtemps

Le 24 avril 2024, on apprend qu’un tribunal de Madrid enquête sur Begoña Gómez, l’épouse du Premier ministre, pour trafic d’influence et corruption. Le jour même, Pedro Sánchez publie une lettre de quatre pages sur le réseau X, suspend son agenda cinq jours pour décider s’il doit rester en fonction, puis annonce qu’il reste. Un mois plus tard, il reconnaît l’État de Palestine, alors que son ancien ministre José Luis Ábalos est au cœur de l’affaire Koldo, entrainant sa condamnation à vingt-quatre ans de prison pour corruption. Ses adversaires y voient deux diversions, ses partisans deux décisions sincères. Le soupçon est resté et fait de la diversion son talent supposé.

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