Tchernobyl, Fessenheim : ici, on sait que les nuages ne s’arrêtent pas aux frontières.

Par Chantal Cutajar• 30 avril 2026
Tchernobyl, Fessenheim : ici, on sait que les nuages ne s’arrêtent pas aux frontières.

Tchernobyl, Fessenheim : ici, on sait que les nuages ne s’arrêtent pas aux frontières.

Quarante ans après l’explosion du réacteur de la centrale nucléaire de Tchernobyl, certains continuent de parler d’un accident lointain.

Un drame d’un autre temps. D’un autre système. D’un autre monde.

En Alsace, cette lecture ne tient pas longtemps.

Parce qu'ici, le nuage est passé.

Et surtout, parce qu’on nous a expliqué qu’il ne passerait pas.

Le jour où la parole publique a perdu une partie de sa crédibilité

On s’en souvient encore : le nuage radioactif aurait eu la délicatesse de s’arrêter à la frontière.

Comme si le Rhin était aussi une frontière pour les particules.

Quarante ans plus tard, cette version fait sourire. Mais sur le fond, elle a laissé une trace beaucoup plus sérieuse : une fracture durable dans la confiance envers la parole publique.

Et ça, aucune centrale ne peut le réparer.

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