Rififi à la Préf’
À proximité immédiate de l’Opéra de Strasbourg se dresse la statue du marquis Adrien de Lezay-Marnésia, préfet du Bas-Rhin de 1810 à 1814 (après avoir exercé les mêmes fonctions à Coblence de 1806 à 1810). Sous Napoléon, les préfets servaient à quelque chose et celui-ci – qui parlait l’allemand - a pleinement mérité son monument !
Ancien Régime
Ces derniers temps, la préfecture a connu un rapide carrousel de « chefs » : Josiane Chevalier ayant fait valoir ses droits à la retraite, Jacques Wittkowski lui a succédé pour moins d’un an, et c’est un autre hobereau, Amaury de Saint-Quentin, qui est actuellement (encore ?) locataire de l’Hôtel Klinglin.
À l’opposé de la France, il n’existe pas de préfet en Allemagne, où le fédéralisme rend inacceptable la présence d’un « procurateur » du pouvoir central dans les Länder. En France, la logique impériale est toujours vivace, avec des gouverneurs portant l’uniforme et occupant des bâtiments prestigieux « aux frais de la princesse ».
