Quand Téhéran fait ses emplettes d'espions au Parlement européen de Strasbourg
Entre les cortèges de la diaspora iranienne réclamant la fin du régime des mollahs et les objectifs discrets braqués sur la foule, la capitale alsacienne est devenue le théâtre feutré d’une surveillance transnationale aux méthodes aussi rodées qu'ordinaires
L'Alsace au centre du jeu diplomatique
Si l’Alsace demeure préservée des cibles militaires prioritaires de la République islamique d'Iran, la présence à Strasbourg des grandes institutions continentales transforme régulièrement la capitale alsacienne en caisse de résonance pour les opposants au pouvoir théocratique. Rassemblés devant le Parlement européen ou le Conseil de l'Europe, des milliers d’exilés, d’étudiants et d’intellectuels manifestent sous la bannière du mouvement « Femme, Vie, Liberté ». Ils réclament le classement du Corps des « Gardiens de la révolution islamique » sur la liste officielle des organisations terroristes de l'Union européenne.
