Pourquoi les grands restent grands et les petits restent petits ?
Petite satire démocratique sur une grande habitude médiatique
La démocratie aime se présenter comme une vaste table ouverte où chaque voix peut se faire entendre.
Dans les brochures institutionnelles, tout le monde est invité. Dans les débats télévisés, en revanche, il semble que la table soit déjà pleine avant même que les convives arrivent. Sur douze candidats déclarés, cinq seulement trouvent une chaise, un micro et un projecteur. Les autres ? Ils restent dans la salle d’attente de la République, avec un badge “participant”, mais sans caméra.
Officiellement, ce n’est pas de la discrimination. C’est de la « praticité ». On nous explique avec sérieux qu’un débat à douze serait trop long, trop confus, trop difficile pour le téléspectateur. Comme si la démocratie devait être simplifiée pour tenir dans un format de 90 minutes, entre deux pages de publicité et un bulletin météo.
