Pénurie dans les cuisines alsaciennes : faut-il faire venir les chefs du Mont-Saint-Michel ?
Entre des bilans au vert et des salles contraintes de fermer le midi, la recherche d'un simple cuisinier exige désormais de faire traverser la France aux rares candidats réveillés
Dans un secteur où les bilans affichent une santé de fer, les salles à manger se vident en même temps que les annonces d'emploi s'enfoncent dans le silence administratif.
Un seul CV venu de la baie normande pour 2500 € net !
Dans un quartier de banlieue strasbourgeoise, un hôtelier-restaurateur chevronné observe un phénomène qui défie l'entendement économique. Son établissement fait le plein, son taux d'occupation frôle les sommets et sa trésorerie affiche une belle santé. Pourtant, l'activité tourne au ralenti. Faute de serveurs et de cuisiniers, le service du midi a été purement et simplement enterré, tandis que la salle du soir ferme de manière aléatoire au gré des désaffections.
