L’Écomusée à Ungersheim : l'Alsace éternelle mise sous perfusion judiciaire
Derrière les façades pittoresques à colombages et le folklore immuable des deux cent mille visiteurs annuels, le plus grand musée à ciel ouvert de France vient d’entrer en procédure de sauvegarde judiciaire.
Il est victime d'un cocktail très local combinant folie des grandeurs hôtelière, des redressements fiscaux et des guerres fratricides entre salariés rétifs et bénévoles omnipotents.
La tarte flambée : remède universel
Il y a encore quelques mois, la direction de l'Écomusée d'Alsace arborait un optimisme que d'aucuns qualifieraient aujourd'hui d'aveuglement. Porté par un projet d’acquisition à 1,2 million d'euros visant à reprendre le contrôle de l’hôtellerie-restauration du site. Jusqu'alors concédée à une filiale des anciens exploitants du Parc du Petit Prince voisin, le conseil d’administration se voyait déjà régner en maître absolu sur la vente de tartes flambées et de crêpes sur la place des artisans.
