Spécial municipales, le jeu de la chaise musicale schilikoise n'était pas fini !
À Schiltigheim, on pensait avoir tout vu. Erreur. On avait bien compris que Mme Dambach nourrissait une tendre obsession pour la disparition politique de Bernard Jenaste, son adjoint à l’état civil.
Pour y parvenir, la ficelle est désormais classique : un petit signalement au procureur pour « usage abusif de fichiers », savamment dégainé au bon moment. Rideau, circulez.
Entre-temps, détail sans importance apparemment, Bernard Jenaste avait reçu l’investiture nationale du Parti socialiste pour les municipales. On aurait pu croire l’affaire pliée. C’était mal connaître la magie des arrière-salles et la souplesse idéologique des appareils.
Car ce que l’on ignorait, c’était l’existence de discussions feutrées entre la fédération — représentée par Thierry Sother — et Nathalie Jampoc-Bertrand. Discussions fructueuses, manifestement. Le résultat tombe comme une évidence réécrite après coup : l’investiture est retirée à Jenaste pour être généreusement offerte à celle avec qui, hier encore, les relations relevaient davantage de la guerre froide que de la camaraderie socialiste.
Peu importe les inimitiés passées, les contradictions, ou l’opportunisme assumé : en politique, tout se recycle, surtout les vieilles querelles, dès lors qu’elles servent l’instant. Le national tranche, la fédération applaudit, et le terrain s’adapte. Ou se tait.
Déconnexion du national de la réalité locale ? Politique politicienne version fédérale ? Sans doute un peu des deux, savamment mélangés dans le grand shaker du « pragmatisme ». À Schiltigheim, la cohérence est une option, la constance un luxe.
Mais rassurons-nous : ici, plus rien ne peut nous étonner. La démocratie interne continue de se porter à merveille, tant qu’on évite de regarder de trop près comment elle fonctionne.
Fr'elonne
