Le grand déraillage du cycle dijonnais « Lapierre » : le vélo français trépasse, la vertu chinoise triomphe

Par Maxime Gruber• 6 août 2026
Le grand déraillage du cycle dijonnais « Lapierre » : le vélo français trépasse, la vertu chinoise triomphe

Le grand déraillage du cycle dijonnais « Lapierre » : le vélo français trépasse, la vertu chinoise triomphe

Alors que les Cycles Lapierre déposent leur bilan sous le poids du surstockage mondial, les apôtres de la mobilité douce continuent de circuler le nez au vent et le cadre fabriqué à Shenzhen.

Un tombé de dominos européen

Le 5 août 2026, l'entreprise dijonnaise Cycles Lapierre a officiellement demandé son placement en redressement judiciaire devant le tribunal de commerce. Fondée en 1946 par Gaston Lapierre, la manufacture côte-d'orienne représentait l'un des derniers bastions de l'assemblage vélocipédique sur le territoire national, affichant encore 99,1 millions d'euros de chiffre d'affaires et comptant 106 salariés.

Ce dépôt de bilan fait suite directe à la faillite irrémédiable de sa maison mère néerlandaise, le groupe Accell, incapable de rembourser une dette colossale accumulée lors de l'illusion euphorique des années postconfinements.

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