David Lisnard, le Fabien Roussel de la droite
Vendredi soir, à Benfeld, on attendait David Lisnard. Le maire de Cannes avait donné rendez-vous au complexe sportif de la commune pour un grand meeting de campagne.
Une salle de sport du Bas-Rhin, des militants, un candidat qui parle de liberté. Et, en sortant, cette drôle d'impression d'avoir déjà vu le film. Pas à droite. À gauche, avec un autre acteur : Fabien Roussel.
Deux francs-tireurs dans leur propre camp
Le rapprochement fait sourire, il tient pourtant la route. Roussel a bousculé la gauche en parlant de viande, de nucléaire, de travail et de fierté ouvrière, là où ses voisins parlaient de déconstruction. Lisnard fait la même chose à droite. Il ne ménage ni la bureaucratie, ni l'État obèse, ni les partis qui gèrent le déclin en costume. Tous deux assument un discours direct, parfois brutal, souvent drôle.
Tous deux refusent de se laisser enfermer dans le rôle qu'on leur prête. Reprochons au second d’entrer en scène sur une remix d’Elvis…
