Aéroport d’Entzheim : la quête des 80 lits fantômes du mois de décembre
Pour convaincre une compagnie aérienne d’essayer la piste de Strasbourg-Entzheim, il ne suffit plus d’offrir des créneaux d’atterrissage. Il faut désormais prouver que la capitale européenne est capable d’héberger ses passagers la seule semaine de l’année où elle affiche complet depuis six mois
Le miracle de Francfort
C’est un appel au civisme d’un genre particulier qu’a relayé Véronique Siegel pour le groupement hôtelier GHRD UMIH 67. À l’origine de la demande : Gilles Tellier, directeur de l'aéroport, en prospection dans un salon professionnel à Francfort. Une compagnie mystère envisagerait de tester une liaison sur Strasbourg du 11 au 15 décembre. Seule petite formalité exigée par le voyagiste : dégoter environ 80 chambres en centre-ville.
Le calcul présenté aux adhérents brille par sa simplicité théorique : dix établissements offrant chacun huit lits, et l'affaire est pliée. Les hôteliers sont donc invités à indiquer d'urgence leurs disponibilités nuit par nuit et leurs tarifs, afin de vérifier la « faisabilité » du projet.
